Stop le Nucléaire ISRAÉLIENS “UN MILLION DE VOIX À L’ONU”


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Stop le NucléaireISRAÉLIENS

Document de: Instituto Galego deAnálise e Documentación Internacional

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PAR: *ROBERTO MANSILLA BLANCO

Diverses collectifs réunis en la plateforme ” Stop le nucléaire Israélien” sont en train de développer une campagne globale que a pour objectif principal de réussir à ce que le Conseil de Sécurité des Nations Unies exige à l´État d´Israël  l’ouverture de ses installations nucléaires et son inspection de la part de l´Agence Internationale de l´Énergie Atomique ( AIEA).

Cette campagne en ligne est de caractère horizontal y se centre sur la collecte d´appuis afin de faciliter les procédures nécessaires pour élever cette pétition devant l´Assemblée Générale et le Conseil de Sécurité de l´ONU. Son suivi et actualisation sera centralisée sur sa page web www.stopisraelnuclear.org, sous la devise ” Un million de voix à la ONU avec l´intention d´obtenir un million de signatures pour la pétition.

Le moment et l´objectif de cette campagne parait opportun, prenant en compte l´intensification d´une éventuelle prolifération nucléaire au Proche Orient, surtout en relation avec les pressions de la AIEA, de la EUA et d´Israël contre le programme nucléaire Iranien. Cette pression révèle les bases d´une politique d´une ambiguïté notable de la part de la ONU et de l ´Occident  face aux programmes atomiques de deux rivaux géopolitiques dans la région, comme le sont Israël et l´Iran

LES ORIGINES : LA “DOCTRINE BEN GURIÓN”

Depuis les débuts de la décennie de 1960 il existe une ambigüité implicite concernant le programme nucléaire Israélien. Autant la communauté internationale et certaines déclarations publiques de  hauts responsables Israéliens révèlent que ce pays possède une capacité atomique née de la construction de sa centrale nucléaire à Dimona, officiellement l´État d´Israël maintient une discrète politique de silence concernant son programme nucléaire

L´influent SIPRI (Think tank Stockholm International Peace Research Institute /) reconnait Israël comme ” un état avec des armes nucléaires non déclarées” et avec une capacité atomique militaire suffisante. À la différence de l´Iran et de la Corée du Nord, et de même que d´autres puissances nucléaires ” déclarées” comme l´Inde et le Pakistan, Israël n´a jamais signé le Pacte de Non-Prolifération Nucléaire (TNP) crée en 1968 et qui entra en vigueur en 1970. Dans l´actualité  et selon diverses sources, on pense qu’Israël possède 200 missiles nucléaires tactiques.

Pour prendre un exemple que certifie qu’Israël possède et développe un programme nucléaire depuis plus de cinq décennies, le séminaire allemand Der Spiegel, dans son édition du début de juin 2012, révèle que déjà depuis 1961 la République Fédérale Allemande de l´époque, était informée quant aux plans atomiques Israéliens et que ce plan continuait à être en vigueur jusqu´à maintenant

Ce rapport  informe d´une réunion maintenue en 1977 entre le chancelier allemand à l´époque, le social-démocrate Helmut Schmidt et le ministre Israéliens des Affaires Étrangères, le mi tique général Moshé Dayán, durant laquelle les questions de caractères nucléaire furent abordées. On considère dans ce rapport que Berlin ” soigne avec attention spéciale ses relations avec Israël, comme partie de sa responsabilité historique envers cet État, et observe ainsi une prudence extrême face à toute critique envers sa politique ”

Les plans nucléaires Israéliens prirent forme durant  les décennies de 1950 et 1970, principalement à partir de la vision du président et fondateur de l´État d´Israël, David Ben Gurión, de se doter d´une programme nucléaire avancé de sécurité nationale pour réussir à maintenir  ” éloignés” ses voisins arabes hostiles. Pour prendre un exemple, en 1952 la Commission Israélienne d´Énergie Atomique” fut créé, chargée de mener à bien une coopération secrète avec la France en ce qui concerne le transfert de technologie nucléaire

Cette perspective de Ben Gurión confirme la thèse de l´historien révisionniste Israélien Avi Shlaim sur la préservation de la doctrine de sécurité nationale vulgairement appelée ” Le Mur de Fer” en Israël. une vision qui servit de bastion pour la consolidation de l´État d´Israël et de la nécessité d´assurer sa supériorité militaires face au monde arabe.

Ces plans nucléaires Israéliens déjà définis aux temps de Ben Gurión comptèrent avec le plus total appui  de Washington, particulièrement au travers du gouvernement de John F. Kennedy. Ben Gurión contemplait l´EAU comme un allié stratégique et militaire essentiel pour Israël, motif pour lequel il s´efforça personnellement à forger une relation inébranlable que dure jusqu´à nos jours.

Un moment clef dans la concrétisation de cette relation entre l’EAU et Israël fut la visite à Kennedy réalisée par la Ministre des Affaires Étrangères Israélienne de l´époque, Golda Meir à Palm Beach (Floride) en décembre 1962. Cependant, déjà vers 1960, certains quotidiens américains comme le ” New York Times, comme aussi le britannique Daily Express, informèrent qu’un ” État non communiste” ni appartenant à la OTAN développait un programme nucléaire, identifiant ainsi Israël, et que ce dernier comptait avec la coopération de la France

Il est nécessaire de mettre en valeur que la préoccupation nucléaire Israélienne et la concrétisation de sa relation stratégique avec Washington coïncida avec les moments les plus gelés de la ” guerre froide”, après la Crise des Missiles de Cuba (1962) et dans le cadre d´une conjoncture au Proche Orient  qui identifiait la naissance du ” panarabisme” impulsé depuis l´Égypte  par le président Gamel Abdel Nasser, et sa très réputée hostilité envers Israël.

Donc, le développement du programme nucléaire israélien était déjà en branle. Après que soit connue mondialement l´information dans le New York Times, Ben Gurión en personne nia devant le Knesset ou Parlement israélien qu´Israël soit en train de construire un réacteur nucléaire à fins militaires. Ses mots furent reproduits en 1963 par le ministre de la Défense de l´époque, Shimon Peres, actuel président d´Israël, qui informa que son pays ne serait pas le premier à introduire un programme nucléaire au Proche Orient

En réalité, tous ces démentis cachaient la véracité selon laquelle Israël était de mener à bien un programme nucléaire. Ce fut à ce moment, à partir de 1969, lors du gouvernement de Golda Meir à Tel Aviv et de Richard Nixon à Washington, lorsque les deux pays décidèrent d´appuyer la réalisation du projet nucléaire israélien et de maintenir la ” doctrine du silence” et l´ambigüité encore en vigueur jusqu´à nos jours

Des documents récemment déclassifiées à Washington confirment que la CIA savait déjà que Israël construisait une centrale nucléaire à Dimona depuis 1958 et qu´à partir de 1961, la central d´intelligence américaine considérait que durant cette décennie Israël aurait finalisé ou bien avancé son programme nucléaire. Ces révélations furent traduites au travers de divers rapports envoyés en septembre 1969 par le directeur de la CIA  à l´époque, Richard M. Helms, et le secrétaire d´État du gouvernement Nixon, Henry Kissinger et qui confirmèrent également, surtout à partir de 1970, la non disposition Israélienne de signer le Traité de Non-Prolifération Nucléaire (TNP) DE 1968

Mais il existe une autre preuve plus décisive sur l´existence du programme nucléaire Israélien , la fameuse polémique suscitée par la détention de Mordejai Vanonu, juif d´origine marocaine, ex technicien du réacteur de Dimona, qui déserta d´Israël en Grande Bretagne et révéla les secrets du programme nucléaire Israélien au quotidien britannique le Sunday Times, parmi eux, le fait que l´état d´Israël pouvait posséder entre 100 et 2000 têtes nucléaires. Vanonu fut enlevé à Roma par le Mossad, le service d´intelligence israélien, et condamné en 1988 à 18 ans de prison pour espionnage Il fut finalement libéré en 2004.

Suite au ” cas Vanonu”, l´Occident et spécialement l´EUA, certifia la réalité selon laquelle Israël constituait une puissance nucléaire mais veilla à maintenir sa coopération avec l´État d´Israël concernant le fait de préserver le silence sur ce même thème, suivant les exigences de la sécurité d´Israël. La crainte israélienne était justement que le monde arabe, et particulièrement l´Iran, réussissent à prendre possession des services et révélations de Vanonu

LE SILENCE SUR LE PROGRAMME NUCLÉAIRE ISRAÉLIENS

Cette doctrine de persuasion et contention  envers les pays arabes émise par Ben Gurión consolida et amplifia l´ambigüité israélienne concernant son programme nucléaire, déterminée par ce que le professeur Avner Cohen, de l´Université de Maryland (EUA) dé nomine une ” stratégie profonde” orientée à préserver l´intégrité nationale israélienne

Selon Cohen, ” Israël détient un monopole (nucléaire) silencieux au Moyen Orient. Cette politique permit à presque tous d´oublier ce thème et de créer dans le monde arabe la perception de qu´on ne peut pas vaincre Israël. Cette politique israélienne donna un résultat incroyable et réussit son objectif de préserver la supériorité et par conséquent l´existence d´Israël dans la région ainsi que la perception au niveau mondial, qu´Israël n´utilisera pas ces armes nucléaires” sauf cas extrêmes dans lesquels elle verrait son existence menacée

Malgré le succès de cette politique d´ambigüité, Cohen considère qu´” Israël est le seul pays nucléaires qui nie avec insistance son statut et traite le thème comme un secret i modifiable argumentant même qu´en Israël il n´y ai jamais de débats publics sérieux sur le programme nucléaire, de même concernant l´utilisation de son arsenal atomique dans des tâches défensives

Sur la scène régionale actuelle, surtout face au défi occidental et israélien contre le programme nucléaire d´Iran, ce silence persistant officiel et la perspective de cacher au monde son programme nucléaire  ” contredit l´essence démocratique d´Israël et, dans la région, donne des excuses à l´Iran pour emprunter ce même et exclusif chemin”, donnant naissance d´une certaine manière et indirectement à la prolifération nucléaire au Proche Orient.

Même en Israël existe une préoccupation sur l´état de l´apparemment unique réacteur nucléaire, celui de Dimona, localisé dans le désert de Neguev et que date de sa création entre 1962 et1964. Pour ne pas signer le TNP, Israël n´a pas le droit d´accéder à l´achat de certains composants nucléaires étant donné que son réacteur de Dimona n´est pas soumis au contrôle international, un aspect qui affecterait d´autres parties du développement du programme nucléaire Israélien, comme la médecine, l´agriculture, la géologie et spécialement, l´énergie

Quoique le thème nucléaire en Israël ne se traite pas par le biais d´une discussion publique sérieuse et profonde, voir même en se manipulant comme un ” thème tabou” , il est important de considérer qu´il existe des petites voix académiques et des groupes civiques dissidents qui demandent la suspension du programme nucléaire Israélien , demandant sa supervision de la part des organisations internationales.

LA TENSION NUCLÉAIRE AU PROCHE ORIENT

Ce mystère sur le programme nucléaire Israélien augmente les tensions existantes au Proche Orient, principalement de la part iranienne. Quoique Teheran défende officiellement que son programme nucléaire à des fins scientifiques et non militaires, le cadre géopolitique qui se présente pour le pays perse dans son entourage entre le Proche Orient et l´Asie Centrale, révèle une politique palatine de pression militaire vers ses frontières qui, en claire perspective militaire, accentua la nécessité de se doter d´une programme atomique de défense.

Ces facteurs de tension et pression extérieur envers Teheran s´identifient par la présence de l´OTAN en Turquie, par l´intervention militaire de EUA et de ses alliés en Iraq et Afghanistan, dans l´accord nucléaire entre l´EUA et l´Inde ( 2006) et les respectives tensions envers le Pakistan et la Chine, par la présence navale militaire américaine dans le Golf Persique, et dans l´appui tacite de Washington pour maintenir la politique d´” ambigüité et silence” face au programme nucléaire Israélien.

Comme sortie de secours avec d´incertaines, et jusqu´à ce jour, d´infructueuses répercutions au niveau international, l´Iran réussit à signer en 2010 un accord avec la Turquie et le Brésil afin de préserver son droit de maintenir un programme nucléaire à fins pacifiques, qui ´, éventuellement, essayera de freiner les pulsions et pressions venues depuis l´AIEA et Washington sur l´intégrité de son programme nucléaire

La tension entre Israël et l´Iran se voit aussi reflétée par les messages  que l´actuel gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu et le puissant .état militaire de Tel Aviv répètent depuis 2010, concernant la concrétisation de plans militaires d´attaque unilatérale contre les installations nucléaires iraniennes, même sans qu´il n´existe l´appui du Conseil de Sécurité de l´ONU ni de Washington. Comme on le sait, la Russie et la Chine maintiennent leur politique de veto contre toute tentative d´attaque contre l´Iran, allié énergétique, commercial et militaire stratégique  pour Moscou et Beijing (Pekin?)

Mais c´est précisément l´ambigüité de l´approche et de la position que l’AIEA et Washington maintiennent concernant les programmes nucléaires Israéliens et iraniens, qui augmente cette tension au Proche Orient. D´autres pays alliés de Washington dans la région, tel l´Arabie Saoudite et Qatar, manifestent publiquement leur intention de mener à bien des programmes nucléaires de défense contre la soi-disant menace nucléaire iranienne dans le Golf Persique, une mise en scène qui définirait une éventuelle prolifération nucléaire dans la région

*Roberto Mansilla Blanco: est un analyste de la IGADI (Instituto Galego deAnálise e Documentación Internacional)

Traduction: Gwénaëlle Taffin – TunSol

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  1. #1 por Geri el 27/09/2012 - 5:50

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